« Difficile de s’intéresser à Marseille sans se référer à ce règne de 33 ans. » Voilà le point de départ d’une série de balades urbaines intitulée « le procès de Gaston », organisée par l’Université hors les murs de Marseillologie durant tout le mois de mai. À l’occasion des 40 ans de la mort de l’ancien maire, ce cycle de quatre visites commentées in situ questionne l’action et l’histoire de Gaston Defferre, qui continuent de marquer la deuxième ville de France.

Bétonisation, gouvernance, grands projets et clientélisme… Guides et visiteurs arpentent les rues pour découvrir les « lieux de pouvoir » et les sites transformés durant les Trente Glorieuses, pour explorer les facettes multiples de l’héritage defferriste.

« Il n’est pas cause de tous les maux de cette ville »

« Procès est un terme un peu provocateur qui permet de répondre à une sorte de doxa marseillaise qui fait porter la plupart des problèmes de cette ville au système Defferre, détaille Sandro Piscopo, guide à l’université de Marseillologie. On arrive avec des documents, nos pièces à conviction, pour ouvrir le débat… Certes, il porte une responsabilité sur l’aménagement de la ville-bagnole, le clientélisme, la division sociale Nord…