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Londres a été le théâtre de manifestations massives ce samedi, réunissant des dizaines de milliers de militants anti-immigration faisant face à leurs opposants antiracistes. Sous la surveillance inédite de 4 000 policiers, les rassemblements se sont déroulés sous haute tension, mais sans incident majeur.

Publié le 16 mai 2026 à 21h19

Le centre de Londres a été le théâtre samedi 16 mai de rassemblements massifs et antagonistes Photo © UPI/Newscom/SIPA

Le centre de Londres a été le théâtre samedi 16 mai de rassemblements massifs et antagonistes Photo © UPI/Newscom/SIPA

Le centre de Londres a été le théâtre samedi 16 mai de rassemblements massifs et antagonistes, opposant des dizaines de milliers de sympathisants de la mouvance anti-immigration à des militants antiracistes et propalestiniens, le tout encadré par un dispositif policier exceptionnel, selon le Télégramme.

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Face aux risques de débordements, amplifiés par la finale de la Coupe d’Angleterre à Wembley, Scotland Yard a déployé pas moins de 4 000 agents. Les forces de l’ordre, appuyées par des blindés, des drones et, pour la première fois en manifestation, par la reconnaissance faciale en direct, ont procédé à 31 interpellations. Aucun incident majeur n’a toutefois été signalé.

La droite radicale en force

La marche « Unite The Kingdom », menée par la figure nationaliste, anti-immigration et anti-Islam Tommy Robinson (de son vrai nom Stephen Yaxley-Lennon), ambitionnait de mobiliser plus de 50 000 personnes. À Parliament Square, le militant a fustigé le gouvernement travailliste et sa politique migratoire devant une foule brandissant des drapeaux britanniques. Ce rassemblement intervient une semaine après les succès électoraux locaux de Reform UK, le parti eurosceptique et populiste de droite de Nigel Farage. En réaction, Downing Street a interdit le territoire à onze activistes étrangers de droite radicale, tandis que le Premier ministre Keir Starmer qualifiait les organisateurs de « colporteurs de haine ».

Contre-manifestation à gauche

En face, plusieurs milliers de contre-manifestants se sont réunis pour dénoncer la montée de la droite radicale et commémorer la « Nakba », l’exode de 760 000 Palestiniens lors de la création de l’État israélien en 1948. Aux cris de « Racistes hors de nos rues, réfugiés bienvenus », la foule arborait keffiehs et drapeaux palestiniens.

Ces mobilisations s’inscrivent dans un contexte de vigilance accrue, les autorités britanniques ayant récemment élevé le niveau de menace terroriste à « sévère » après plusieurs actes à caractère antisémite dans la capitale.

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