A Marseille, deux hommes ont écopé d’une peine de quatre ans d’emprisonnement pour avoir frappé à coups de poings et de pieds l’époux violent d’une femme.
Ont-ils voulu se faire justice ? Vendredi 15 mai, deux hommes ont été condamnés à quatre ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Marseille pour des faits de violences aggravées commis sur le mari d’une amie. Cette dernière, soupçonnée d’avoir orchestré une «expédition punitive», a été relaxée.
Les faits remontent au 29 juillet 2023. Ce soir-là, Myriam C. et son époux sont sortis dans le quartier du cours Julien, à Marseille, situé en plein cœur du centre-ville. Après quelques verres, le couple est rentré dans sa résidence du 12e arrondissement. Selon le témoignage de Myriam C., son mari s’est alors montré violent. Ce dernier, fortement alcoolisé, aurait porté plusieurs coups sur sa compagne et l’aurait poursuivie dans la résidence.
Myriam C. a alors appelé un ami, Bastien T., le sommant de lui porter secours. Ce trentenaire a débarqué sur place, accompagné de deux connaissances, Rodrigue A. et un dénommé «Mathias», lequel n’a jamais pu être identifié. Ce dernier a poignardé la victime à sept reprises. Plusieurs témoins ont affirmé avoir vu les trois hommes fondre sur le mari violent pour le frapper à coups de poings et de pieds.
«Dans l’adrénaline, je n’ai pas vu le couteau»
Devant les juges, Bastien T. a assuré qu’il n’a pas vu son comparse sortir d’arme blanche. «Sur la route, j’entendais Myriam au téléphone dire qu’il allait la séquestrer, la violer, la tuer. (…) Quand je suis arrivé, il m’a porté un coup, j’ai riposté. Et le fameux Mathias, je l’ai vu frapper, mais dans l’adrénaline, je n’ai pas vu le couteau. Si j’avais su qu’il en avait, jamais de la vie je ne l’aurais laissé faire», a affirmé le prévenu, cité par nos confrères de La Provence.
Au tribunal, Myriam C. a brossé le portrait d’un mari violent, évoquant notamment une mâchoire brisée et une fausse couche déclenchée par les coups. Selon ses dires, l’intéressé aurait reconnu au moins deux épisodes de violences.
Après délibération, Bastien T. et Rodrigue A. ont tous deux été reconnus coupables de violences aggravées, se voyant condamnés à quatre ans de détention. Le second étant en fuite, un mandat d’arrêt a été émis à son encontre. Myriam C. a, quant à elle, été relaxée des charges qui pesaient contre elle.