Le chancelier allemand Friedrich Merz ce vendredi 15 mai lors d'une conférence devant des jeunes catholiques de Bavière, en Allemagne. ( POOL / KAI PFAFFENBACH )

Le chancelier allemand Friedrich Merz ce vendredi 15 mai lors d’une conférence devant des jeunes catholiques de Bavière, en Allemagne. ( POOL / KAI PFAFFENBACH )

Le chancelier allemand Friedrich Merz a assuré ce vendredi 15 mai être un « grand admirateur des Etats-Unis », mais cette admiration « n’augmente pas en ce moment ».

En cause : « un certain climat social ». Ce vendredi 15 mai, le chancelier Friedrich Merz a

déconseillé aux jeunes Allemands d’aller étudier et travailler aux Etats-Unis,

en pleine passe d’armes avec le président américain Donald Trump. « Je ne recommanderais pas à mes enfants, aujourd’hui, d’aller aux États-Unis, d’y faire leurs études et d’y travailler », a déclaré le dirigeant conservateur lors d’une conférence devant des jeunes catholiques de Bavière, récoltant

les applaudissements du public.

« Tout simplement parce qu’un certain climat social s’y est soudainement développé », a-t-il continué.

Traditionnel allié des Etats-Unis,

Berlin a pris ses distances avec Washington

depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, et multiplie les critiques depuis le début de la guerre contre l’Iran. Fin avril, le chancelier a ainsi estimé que

Téhéran « humiliait » Washington à la table des négociations.

Ce à quoi le chef de la Maison Blanche a répondu que son homologue faisait

un travail « déplorable »

à la tête de l’Allemagne et a annoncé le retrait de 5.000 soldats américains du pays, une décision attendue depuis longtemps selon le chancelier. Ce vendredi, Friedrich Merz a assuré être

un « grand admirateur des Etats-Unis »,

mais que cette admiration « n’augmente pas en ce moment ».

« Peu de pays au monde offrent d’aussi formidables perspectives, y compris et tout particulièrement pour les jeunes, que l’Allemagne », a-t-il indiqué. Il a ensuite vanté

« l’économie sociale de marché » en opposition au « capitalisme pur »

des Etats-Unis où « les personnes les mieux formées ont beaucoup de difficultés à trouver un emploi ». Le modèle allemand mérite donc que l’on parle « d’avantage des chances que des risques », a conclu Friedrich Merz. Depuis son entrée en fonction en mai 2025, Friedrich Merz a

multiplié les sorties suscitant des polémiques,

tranchant avec le style de ses prédécesseurs récents.