« Une agression caractérisée envers l’institution police »
Si l’attaque du poste de police de Montchovet, en mai 1996, fait beaucoup réagir, c’est en premier lieu parce qu’elle témoigne d’une « agression caractérisée envers l’institution police sur la région stéphanoise », estime alors le syndicat de police Alliance.
Mais c’est aussi et surtout parce qu’il ne s’agit pas d’un cas isolé. Par deux fois, au cours des mois qui ont précédé, des postes de police ont été attaqués dans les alentours : l’un dans la ville de Saint-Etienne, et l’autre à Saint-Chamond.
À chaque fois, des mises à feu volontaires
Le premier fait s’est produit le mardi 10 janvier 1995, rue Léon-Nautin à Saint-Etienne. Vers 4 heures du matin, les bureaux inoccupés abritant les policiers affectés à la prévention et à la sécurité sont incendiés après que des vitres ont été brisées. Quelques heures plus tard, les policiers ligériens connaissent une journée noire puisque deux d’entre eux sont blessés dans un échange de tirs suite à un braquage à Unieux.
La deuxième affaire avait secoué la ville de Saint-Chamond, le mercredi 21 juin 1995. Là aussi, c’est un poste de police qui est incendié en pleine nuit, après qu’un produit inflammable a été déversé dans l’entrée. Aucun blessé n’est à déclarer puisque le poste n’était ouvert qu’en journée, pour des missions d’îlotage dans le quartier.
Les syndicats demandent « une prise de conscience »
Les syndicats de police constatent une montée en puissance de ces actions qu’ils qualifient d’« attentat ».
Des effectifs et des moyens supplémentaires sont alors annoncés dans le sud de la Loire. « Certes on nous annonce des renforts. Mais ces derniers devront être conséquents, et pas délivrés au compte-goutte », déplore le syndicat Alliance dans un communiqué retranscrit dans La Tribune – Le Progrès.