Il va vivre sans doute son dernier match sur le banc de l’Olympique de Marseille. Arrivé en février après avoir été remercié un mois plus tôt de Rennes, l’entraîneur Habib Beye sera sans doute aux manettes de l’OM pour la dernière fois ce dimanche soir (21 heures) face à… Rennes lors de la 34e et dernière journée de Ligue 1.

Au moment de son intronisation, la direction marseillaise lui avait donné deux objectifs : remporter la Coupe de France et se qualifier pour la prochaine Ligue des champions. Aucun des deux n’a été atteint. Les Phocéens ont été éliminés à l’issue de la séance des tirs au but par Toulouse en quart de finale de la Coupe de France au stade Vélodrome avant d’accumuler les mauvais résultats en L1 et d’abandonner tout espoir de participer directement ou par les tours de qualification à la prochaine Ligue des champions.

Sixième au classement et virtuellement qualifié pour la Ligue Conférence, l’OM reçoit Rennes (5e) avec pour ambition de leur chiper la place en Ligue Europa en cas de succès. Un très maigre lot de consolation pour une équipe qui a enchaîné plusieurs désillusions cette saison avec notamment l’élimination dès la fin de la phase de ligue de la C1 et la plus lourde défaite de son histoire au Parc des Princes contre le PSG (5-0).

« Le stade sera là pour voir des joueurs qui font un grand match »

Vendredi, lors de la conférence de presse, il a été question de l’avenir de Habib Beye à la tête de Marseille où son contrat court jusqu’en juin 2027. Le nouveau directeur sportif Grégory Lorenzi devrait recruter un nouvel entraîneur pour la saison prochaine.

« Mon avenir n’a aucune importance. Mon avenir, c’est le match de dimanche, les deux entraînements avec mes joueurs pour être au top dimanche, insiste Habib Beye. Ce qui est prioritaire aujourd’hui, c’est que l’OM et les joueurs fassent un grand match. Vous verrez, le stade sera là pour voir des joueurs qui font un grand match. Il y a une histoire de la Coupe d’Europe ici à Marseille. J’ai eu la chance en tant que joueur de jouer une finale de Ligue Europa. » Il ajoute : « La qualification, c’est tout ce qui est important à mes yeux et ceux des joueurs. Ensuite, on aura le temps de parler de ma situation. Elle n’est pas importante aujourd’hui. »

Critiqué de toutes parts, l’ancien capitaine des Phocéens dans les années 2000 a reçu lundi le soutien de son homologue lensois Pierre Sage, élu meilleur entraîneur de L1 lors des Trophées UNFP.

« Une belle personne et un grand coach »

« Ce qu’il faut savoir, c’est que j’étais l’adjoint de Habib Beye pendant un an et demi, a rappelé Pierre Sage. Le Red Star est monté (en Ligue 2) l’année où je suis parti, donc ils sont montés sans moi. Ils n’ont pas eu besoin de moi pour monter. Habib et le reste du staff ont accompli un travail extraordinaire puisque les choses ont progressé d’année en année. »

L’ex-coach de l’Olympique lyonnais a ensuite tenu à souligner les qualités de Beye : « Je suis assez solidaire de Habib par rapport à ce qu’il vit, ce qu’on lui impose. Je pense très sincèrement que s’il continue à s’accrocher, qu’on lui laisse le temps et que les planètes s’alignent, tout va aller parce qu’honnêtement pour l’avoir côtoyé, c’est à la fois une belle personne et un grand coach. »