Longtemps, Clément Davy a chassé les échappées en tête de peloton. « À l’époque avec Arnaud Démare, j’étais en tête de peloton, donc je savais comment ça se passait », dit-il à DirectVelo. Cette saison, sous le maillot azur de la Conti Nice Métropole Côte d’Azur, il a quartier libre pour prendre les échappées et ce samedi, dans le Tour du Finistère, le peloton l’a rattrapé à 6 kilomètres de l’arrivée.
À 150 kilomètres de l’arrivée, il a lancé l’échappée du jour avec Thomas Champion, bientôt rejoints par Nate Pringle (Decathlon CMA CGM DT), Rodrigo Contreras et Juan Diego Alba (Nu Colombia) et Léandre Huck (Van Rysel-Roubaix). « Malgré tout, ça reste le peloton qui décide de la situation, de l’échappée ». Conscient de l’état des choses, l’échappée a dosé son effort. « On a fait un bon tempo, on s’est calmé avant la grande bosse de Locronan et ensuite, on a mis un bon coup de vis qui a permis de reprendre du temps. Mais dans tout ce qui est cuvette, avec de l’élan, le peloton va vraiment plus vite ». Mais il en faut plus pour que le coureur de 27 ans se résigne. « Dans une très bonne journée, on ne sait jamais ce qui peut se passer derrière. Donc il faut toujours y croire ».
Et ce samedi, les jambes de Clément Davy pétaient le feu. « Elles étaient bonnes toute la journée, signale-t-il. J’ai eu cinq compagnons super forts autour de moi. Avec Léandre, on a pu s’isoler sur la fin, mais il nous en a manqué mais on a donné du fil à retordre au peloton ». Cette année, trouver la forme est moins facile. « Ce n’est pas simple pour moi, je manque de jours de course ». Il n’a pas couru pendant un mois après le Région Pays de la Loire. « Le week-end dernier, j’ai tout fait pour me préparer pour le Tro Bro Léon. Je sentais qu’il me manquait de rythme, mais je ne lâche pas. J’ai senti que le week-end dernier m’a remis en ligne ». La suite du mois de mai sera plus occupé avec en point de mire, les Boucles de la Mayenne dans son département. Avec la même philosophie d’attaquant. « Je sais que le peloton a plus de chances de gagner que l’échappée, mais moi pour l’emporter, j’ai plus de chances en étant devant ».