« Merci et pardon »
De fait, Pascal Bolo, surnommé omni-président tant il a eu la manie de cumuler les fonctions et les mandats, demeure conseiller départemental jusqu’en 2028 et prévient : Ne soyez pas trop rassurés, je n’ai pas fait vœu de silence, je ne me retire pas dans un monastère, j’ai encore un mandat départemental dont j’entends profiter pleinement, et je pense que j’aurai deux, trois mots encore de politique à dire dans les mois et les années qui viennent. Donc merci pour tout et par avance, pardon.
Pascal Bolo : « Ne soyez pas trop rassurés, je n’ai pas fait vœu de silence… ». | PHOTO PRESSE OCÉAN – NATHALIE BOURREAU
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Pascal Bolo : « Ne soyez pas trop rassurés, je n’ai pas fait vœu de silence… ». | PHOTO PRESSE OCÉAN – NATHALIE BOURREAU
« Fidélité »
Johanna Rolland, maire PS de Nantes et présidente de la Métropole, a également encensé son ancien premier adjoint Pascal Bolo, avec qui elle peut avoir, assez souvent, des anicroches sur la stratégie du PS au niveau national. Mais voilà, tout est pardonné face à un élu qui met Nantes au-dessus de tout et la fidélité au cœur de son action. La fidélité à la cité des ducs de Bretagne, a encore précisé Johanna Rolland. Comme la fidélité à Jean-Marc Ayrault (ancien député-maire PS de Nantes et ancien Premier ministre), aux services publics, à la Semitan, aux citoyens, a repris l’édile, avant d’ajouter : Et même la fidélité à François Hollande. Voilà qui promet de beaux échanges en vue de la présidentielle 2027.
Homme de terrain
Après 18 ans de règne, le socialiste Pascal Bolo, figure clé du PS nantais, quitte la présidence de la Semitan (Société des transports en commun de l’agglomération nantaise). Lors de la cérémonie de départ, Olivier Le Grontec, directeur général de la Semitan, a salué un président proche du terrain, toujours volontaire pour se mettre au volant d’un bus ou d’un tramway. Précisant, pour rassurer le préfet sur les questions de sécurité, que ce type d’initiative s’est toujours effectué dans un site protégé et sous contrôle.
Bouc émissaire
À l’heure de tirer sa révérence, Pascal Bolo a souligné le rôle majeur que joue le réseau de transports publics dans le fonctionnement d’une agglomération, martelant : C’est par le transport public que l’agglomération nantaise au sens politique s’est constituée. Il a donc exprimé son inquiétude après avoir constaté, durant la campagne municipale de mars, que le sentiment d’appartenance métropolitaine était écorné. Comme si tout autre échelon que l’échelon communal était éloigné, distant, peu compréhensible, a dit l’élu, redoutant de voir l’intercommunalité devenir un bouc émissaire comme certains se plaisent parfois à dire C’est la faute de l’Europe.
Bouc émissaire (bis)
Et Pascal Bolo de faire gentiment la leçon, exhortant chacun à ne pas tomber dans le piège du repli : Mais il n’y a pas une décision en Europe qui n’ait été prise sans l’assentiment des États membres. Et il n’y a pas une décision à Nantes Métropole qui n’ait été prise sans l’assentiment des maires concernés, comme de l’ensemble de la structure politique métropolitaine. Pascal Bolo veut donc croire que la Semitan, par ses réalisations et l’efficacité de son service public, puisse redorer la dimension métropolitaine de l’action publique.
Le dessin de Frap
Le dessin de Frap, dimanche 17 mai 2026. | FRAP
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Le dessin de Frap, dimanche 17 mai 2026. | FRAP
Zad : la préfète au champ
Il y a quelques jours, l’ancienne préfète Nicole Klein était de passage à Nantes. Et pour cause, un documentaire est en cours de tournage sur Notre-Dame-des-Landes. Tout naturellement, celle qui a mené au dénouement de cette histoire vieille de plus de 50 ans était interviewée. Cela devait se passer dans la ZAD, à La Rolandière. Mais les zadistes ne l’ont pas entendu de cette oreille. Ils ont refusé. L’interview a quand même eu lieu, chez un paysan historique de la zone à défendre avec qui elle avait à l’époque partagé un jus de pomme. Une polémique qui avait fait couler beaucoup d’encre…
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Grande muette
Le centre hospitalier d’Angers, référent régional pour le risque épidémique et biologique et doté d’une unité mobile pouvant être déployée en trois heures, est paré pour accueillir d’éventuels patients infectés par le hantavirus dans les Pays de la Loire. Quid du CHU de Nantes ? Silence radio sur le sujet. Mardi 12 mai, l’hôpital nantais renvoyait sur le ministère de la santé pour toute communication. Lequel n’a pas daigné répondre à nos sollicitations. Je ne suis pas en mesure de vous répondre à ce stade, confiait en coulisses une voix au sein du CHU. On espère qu’il s’agit d’un beau mensonge, sous peine de redouter un manque d’organisation. Le plus simple étant de dire qu’en l’état, aucune alerte rouge ne nécessite de plancher sur un scénario de crise.