Marie est primeur dans le haut du boulevard de la Libération, quartier des Cinq-Avenues (4e). Et à la simple évocation des mots « royaume » et « chantilly », elle replonge en enfance, dans les années 60, quand avec « Jeanne, ma marraine, on allait tous les dimanches chercher la chantilly à la Belle-de-Mai (3e) ». Elles en prenaient deux parfums, « café pour les grands, chocolat pour les petits ». Car oui, au Royaume, on a toujours proposé plusieurs parfums.
Des souvenirs comme celui-là, nombre de familles de la ville les partagent. À Marseille, le Royaume de la chantilly est une institution. À la saison des fraises notamment, on y accourt depuis 109 ans. « C’est mon arrière-grand-père qui a fondé la première boutique en 1917 rue Longue-des-Capucins (1er) à Noailles », explique Stéphane Thibon, 37 ans, aujourd’hui à la tête du magasin de la place Sébastopol, entre Camas et Cinq-Avenues.
Une saga familiale
L’historique adresse de Noailles a fermé ses portes en 2004 (comme celle de la Belle-de-Mai). Mais pas l’enseigne qui, au contraire, a fait florès au fil des années. Elle compte aujourd’hui quatre implantations marseillaises, à Sébastopol donc, mais aussi au Redon (9e), aux Camoins (11e) et à…