Ils alimentaient toute la région en viande. Inaugurés en 1894 sur près de 300 000 m2, les anciens Abattoirs de Saint-Louis à Marseille fonctionnaient comme une véritable petite ville industrielle.
De friche artistique à école de formation, retour en quatre anecdotes sur ce lieu.
Jugés « vétustes », les Abattoirs sont contraints de déménager.
Vrai. « Les derniers jours de Saint-Louis », titrait Le Provençal, le 20 avril 1988. À l’époque, les Abattoirs de Marseille vivent leurs derniers instants dans le quartier. L’activité industrielle est en chute libre. Jugé « vétuste et inadapté aux techniques actuelles », l’établissement doit fermer ses portes.
L’édifice est à l’abandon pendant plus d’un siècle.
Faux. Quand les activités d’abattage sont transférées vers Saumaty à la fin des années 1980, très vite, les Abattoirs se transforment en refuge pour les artistes. Les lieux sont annexés par des compagnies de théâtre, de spectacle et de cirque. Le site est métamorphosé.
Dès 1989, ils sont près de 80 artistes à faire vivre ce lieu : comédiens, plasticiens, graphistes, musiciens… « Il y en a marre qu’on parle des Abattoirs comme d’une friche abandonnée. Alors que nous multiplions les spectacles, que…