CHRONIQUE – Pour redonner aux classes moyennes l’accès à la propriété, l’association des énarques dans l’immobilier plaide pour une vaste libéralisation de l’offre.

En 2024, selon l’Insee, 57 % des Français étaient propriétaires de leur résidence principale, un niveau nettement plus faible que la moyenne européenne. Après avoir progressé durant les Trente Glorieuses, puis, au début du siècle, ce taux s’atrophie depuis quelques années : 57,7 % de propriétaires en 2021, 57,4 % en 2022, 57,2 % en 2023, et donc, au dernier comptage, 57 %. Pourtant, selon les enquêtes, entre 70 % et 80 % des intéressés rêvent d’acquérir leur logement. Une aspiration largement contrariée en raison de la faiblesse de la construction mais aussi d’équations financières personnelles de plus en plus tendues. Le modèle d’après-guerre, où chacun pouvait espérer bénéficier pour ses vieux jours d’une double protection financière, une retraite solide et la propriété de son logement, se fissure ainsi devant nos yeux.

Emmanuel Macron a sa part de responsabilité dans ce retournement. Loin des projets de « France des propriétaires » de Nicolas Sarkozy, le président a d’emblée, dans une volonté légitime mais quelque peu hors sol de flexibilisation du marché du travail, valorisé la mobilité. « Si la propriété…

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Le Figaro

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