CHRONIQUE – À la crise énergétique causée par la guerre en Iran et le blocage du détroit d’Ormuz, s’ajoutent une commotion fiscale et un étranglement financier lié à la perte de contrôle des finances publiques, d’origine intérieure.
L’économie française a basculé dans la stagflation. La croissance a été nulle au premier trimestre. L’inflation a doublé en un an pour s’établir à 2,2 % en avril. Le chômage a bondi à 8,1 % de la population active, en hausse de 0,7 % sur un an. Le déficit commercial s’est creusé à 14,1 milliards d’euros, soit une dégradation de 2,8 milliards sur trois mois.
La France n’est certes pas le seul pays durement frappé par le choc pétrolier déclenché par la guerre d’Iran et le blocage du détroit d’Ormuz. Et ce en raison de la hausse du prix des hydrocarbures, qui transfère 1,5 % du PIB vers les pays producteurs – contre 3 % du PIB en 1973, quand la valeur du baril avait quadruplé. Notre économie se trouve cependant dans une situation singulière qui l’expose de manière exceptionnelle. Elle est en effet touchée par trois chocs : à la crise énergétique, d’origine extérieure, s’ajoutent une commotion fiscale et un étranglement financier lié à la perte de contrôle des finances publiques, d’origine…
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