Gilet orange fluo sur les épaules, chariot en main, Sofiane, bagagiste posté aux abords de la gare du Nord à Paris (Xe), sait que sa journée sera longue… et bruyante. « Le soir, j’ai la tête à deux doigts d’exploser », confie le trentenaire en attente de voyageurs rue de Compiègne, axe à sens unique menant à la gare la plus fréquentée d’Europe, où transitent chaque jour quelque 700 000 voyageurs.
Ballet ininterrompu de taxis, VTC et véhicules de particuliers en surface, embouteillages débordant sur le boulevard Magenta, frictions entre automobilistes… Ça coince, et les riverains sont aux premières loges d’un concert de klaxons, de 5h30 du matin à 22 heures, en fonction des arrivées en gare.