Micro sous le bureau, caméra au-dessus de la fontaine à eau… Si l’affaire Karim Hamyani n’est pas (encore) un scénario de film, ses coulisses comportent les mêmes ficelles. Les pratiques du « petit prince de la tech » marseillaise, accusé « d’espionnage » par quatre salariés qui ont porté plainte pour ces faits le 13 janvier dernier, sont au centre d’un rapport dressé le même jour par un commissaire de justice – le nouveau nom des huissiers de justice – que La Provence a pu consulter.

Autodidacte et techniquement brillant de l’avis général, Karim Hamyani s’était fait connaître en 2022 lorsqu’il avait reçu la visite du ministre du Travail d’alors, Olivier Dussopt, dans ses locaux marseillais. Au même moment, son entreprise spécialisée dans la vente de téléphones d’occasion, Ninety, avait suscité l’intérêt d’investisseurs.

La salle de pause surveillée

Si Karim Hamyani dénonce pour sa part « une manipulation » orchestrée par un ex-associé, le rapport d’huissier décrit une réalité bien loin du monde de l’entreprise.

« Présence d’une caméra et d’un micro intégré dissimulés au-dessus du faux plafond » dans les bureaux des salariés, d' »une caméra de vidéosurveillance au-dessus de la fontaine à eau »…