REPORTAGE – Le festival de musique électro Strichka bat son plein au lendemain de frappes russes qui ont fait 24 morts dans la capitale ukrainienne.
Le terrifiant fracas des explosions a cédé la place aux vibrations des basses et au rythme de la musique techno. Une foule joyeuse et excentrique afflue au club Closer dans le centre de Kiev, baignée par le doux soleil de printemps, pour assister au festival de musique électro Strichka : jeunes femmes déguisées en Superwoman, en statue de la Liberté avec des lamelles d’argent, ou tout simplement en maillot de bain ; hommes en cow-boys, en Vikings, ou vêtus de djellabas, certains d’entre eux arborant des écussons ou des tatouages de leur régiment des forces armées ukrainiennes. Et quelques grands-mères égarées ! Rien ne laisse deviner les traumatismes nocturnes de la capitale de ce pays en guerre devant le Closer au matin de l’ouverture du festival.
À l’intérieur, les fêtards se déhanchent dans les vapeurs de fumigènes striés par des lasers. À l’extérieur, ils dansent plus lascivement, un verre à la main ou en croquant dans des pommes rouges distribuées gratuitement. Barbe et cheveux…
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