RÉCIT – Le procès des agresseurs de Théo, roué de coups fin janvier, se tiendra mardi à Lyon. Un fait « divers » qui a permis de lever le voile sur de nombreuses autres agressions, perpétrées par un groupe de jeunes de 15 à 17 ans qui sévissaient depuis plus de six mois sans être inquiétés par les autorités.
« Votre paiement de 13,4 euros a été refusé. Votre carte est bloquée ». Quatre mois après sa violente agression à Lyon dans le quartier des Girondins, Théo* reçoit à intervalles réguliers des notifications de sa banque, ou de sa carte ticket-restaurant, lui indiquant que son portable, volé le soir des faits, a été utilisé. Un supplice pour le jeune homme, toujours traumatisé après son passage à tabac et dont la vie a basculé le soir du 31 janvier.
Cette nuit-là, l’étudiant en communication dans le domaine du sport rentre de son « job étudiant » dans une grande surface du 7e arrondissement. Alors qu’il s’engouffre dans son immeuble, il est attaqué par au moins six personnes qui le projettent au sol puis le frappent au corps et à la tête. L’attaque est violente et Théo doit son salut à sa décision de donner son téléphone à ses agresseurs. « Je lui ai toujours dit qu’en cas d’agression il faut donner ce que l’on a. Il vaut mieux perdre un téléphone que la vie », raconte au Figaro sa mère…
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