C’est un éternel débat qui continue de déchirer le souverainisme français. Peut-on se revendiquer de ce camp politique tout en plaidant, comme le fait le Rassemblement national, pour un maintien de la France au sein de l’Union européenne&nbsp? Ce samedi 16 mai, le député RN de la Somme Jean Philippe Tanguy, invité du média TV Libertés, a tenu à faire avancer un peu plus la ligne du parti, selon lequel le souverainisme ne rimerait pas forcément avec «&nbspfrexisme&nbsp».

À la question «&nbspest-ce qu’on doit comprendre que c’est un préalable et qu’il faut sortir de l’Union européenne et ensuite mener une politique souveraine en France&nbsp?&nbsp», le médiatique député répond sans ambages&nbsp: «&nbspNon, je pense qu’il faut rester au sein de l’Union européenne et faire prévaloir nos intérêts en son sein &nbsp». Comparant les traités à un «&nbspclou (…) planté dans la main de la France &nbsp», il a ensuite considéré qu’il est pratiquement impossible de s’en défaire. En tout cas «&nbspquand on a des déficits comme nous avons, une dépendance financière, une industrie, une agriculture qui est au fond du trou.&nbsp»

Le RN — à l’instar du responsable de Reprenons le contrôle et frexiteur historique Charles-Henri Gallois — militerait donc aujourd’hui pour une France influente au sein de l’UE, susceptible de la changer de l’intérieur. «&nbspQuand vous êtes un sous-fifre, vous pouvez réclamer&nbsp: Brexit, Brexit, Brexit. Si vous êtes pauvre, sans argent, sans agriculture, sans industrie et que vous n’êtes pas autonome sur votre énergie, tout ça, c’est du vent, c’est du flan&nbsp», tacle Tanguy. Des Frexiteurs et des débats sur le sujet «&nbspqui font peur aux gens&nbsp»&nbsp? L’ancien cadre de Debout La France juge que «&nbspça fait 30 ans que (…) l’on négocie sur les virgules. Tout ça…