Alors que Samuel Njok, arrivé l’an passé de Narbonne, était encore sous contrat, le Tours Volley-Ball a décidé de recruter une autre doublure à Bruno Dias, son nouveau passeur. Il s’agit en l’occurrence de l’Argentin Pablo Urchevich, 1,90 m, 25 ans.

Le garçon évoluait depuis deux saisons à Teruel, en Espagne avec qui il a disputé cette année la Challenge Cup. « Le club souhaitait trouver un passeur qui ait un peu de métier, qui ait l’habitude d’être titulaire dans des équipes de moindre renom certes, mais qui sache faire jouer une équipe. C’est intéressant pour le club de pouvoir parer, et de mettre aussi un peu de concurrence à Dias », pose Pascal Foussard.

Avec Pablo Urchevich, le Tours Volley-Ball choisit donc une once d’expérience mêlée à n’en pas douter à une bonne dose de créativité, tout droit venue du volley-ball argentin. Le passeur, qui a aussi disputé une saison en Grèce (AONS Milon) lorsqu’il avait vingt ans, a également fréquenté la sélection argentine, et disputé par exemple la Copa America l’an passé.

« Njok a rendu des services inestimables »

Quid de Samuel Njok ? S’il n’a pas un passé de titulaire au poste, contrairement donc à Urchevich, il a néanmoins prouvé à plusieurs reprises qu’il pouvait assumer le rôle. « Njok a rendu des services inestimables, souligne d’ailleurs Pascal Foussard. Il a apporté des points au TVB. »

Samuel Njok a donné pleine satisfaction chaque fois qu’il est entré en jeu cette saison, et notamment les trois fois qu’il a été titularisé.

Samuel Njok a donné pleine satisfaction chaque fois qu’il est entré en jeu cette saison, et notamment les trois fois qu’il a été titularisé.
© (Photo archives cor. NR, Mickaël Pichon)

On se souvient de sa première titularisation à Sète, alors que Zeljko Coric venait de se blesser en Coupe de France. Samuel Njok avait assuré, avec un succès à trois points mais surtout un match très intéressant dans le contenu. Contre Poitiers et Saint-Nazaire aussi, il fut titulaire et c’est avec lui en chef d’orchestre que le TVB avait achevé son dernier match de Ligue des champions face à Ljubljana, avec un succès au tie-break pour l’honneur.

Seulement, malgré ces assurances données dans le jeu, le club n’a pas été satisfait sur le plan de son investissement au quotidien. Samuel Njok confirme : « Le manager (Pierre Hérault) m’a expliqué que ce n’était pas pour des raisons sportives qu’ils ne me gardaient pas, mais plus pour mon investissement. » Une décision que le Lyonnais d’origine accepte, même s’il ne « s’y attendait pas. J’étais encore sous contrat. Je n’étais pas déçu de cette décision, mais plutôt du moment où le club me l’a annoncée. Pendant la saison, j’ai demandé si je serais conservé et on m’a toujours dit oui pour qu’à la fin, on me dise l’inverse ».

Njok à la recherche d’un club en France ou à l’étranger

S’il a toujours la possibilité de rester la saison prochaine à Tours, en étant membre du centre de formation et donc de jouer en Élite Avenir – il va d’ailleurs disputer en fin de semaine les phases finales avec le CFC –, ce n’est bien sûr pas son option première. « Depuis que le club m’a annoncé avoir signé un autre passeur, je cherche avec mon agent un autre projet, que ce soit en France ou à l’étranger. »

Le parcours d’un garçon comme Alexandre Gabin, qui pour le coup avait moins eu l’opportunité de faire ses preuves avec le Tours VB et qui a mis le cap sur le Portugal, a de quoi l’inspirer. Où qu’il aille, Samuel Njok entend bien tirer les leçons de cette saison, « pour qu’on ne me fasse plus jamais ce reproche ».

 

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