Premier jour de grève dans l’histoire du service de santé étudiante de l’université de Nantes, mardi 19 mai. Une vingtaine de personnels brandissent des pancartes pour signifier leur ras-le-bol. Ce n’est plus tenable. Les besoins des étudiants, notamment concernant la santé mentale, augmentent mais les moyens stagnent, résume une psychologue mobilisée.
Ce mardi, aucun étudiant n’a été accueilli dans l’antenne du boulevard Michelet. Chaque année, le service assure 23 000 consultations de tout type (médecine généraliste, en psychologie ou gynécologie par exemple) dans les différents campus. Des infirmières réalisent également des soins.
« Un management de pression »
Sur la cinquantaine de personnes qui compose le service, trente-huit sont mobilisés. Elles ont adressé une lettre ouverte à la présidente de l’université. Dans leur missive, les grévistes dénoncent une logique quantitative au détriment de la qualité des soins, de l’accueil des étudiants et de la santé du personnel. Le manque de dialogue est également au cœur des reproches du service. Nous pensions pouvoir évoquer nos préoccupations lors de la réécriture du projet de service, mais tout a été décidé en amont, se désole une gréviste.
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On nous demande de faire davantage de consultations avec les jeunes, ajoute une infirmière du service. Mais, des échanges de quinze minutes ne suffisent pas ; il faut entre une demi-heure et une heure pour aborder tous les points importants. La professionnelle précise que les questions de santé mentale représentent une majorité des demandes. D’autres décrivent un management de pression, notamment sur les CDD, très nombreux dans le service », ou la raréfaction des formations.
L’antenne nantaise a reçu le soutien de collègues de La Roche-sur-Yon ou de Saint-Nazaire. Je pense que l’université est en phase avec nous sur l’importance de la santé des étudiants. Mais, il faut y mettre les moyens, poursuit une autre psychologue. Une rencontre entre le service de santé étudiante et la présidence de l’université est programmée, jeudi 28 mai, alors que le préavis de grève court jusqu’au 30 juin.