En dernière minute, le Made festival a dû renoncer à son Open air (des concerts en plein air) de dimanche après-midi dans le parc des Gayeulles. « Il nous fallait 80 bénévoles pour l’organiser dans de bonnes conditions, explique Rémy Gourlaouen, cofondateur de l’événement en 2016. Or, seulement quatorze se sont manifestés. » La tuile ? Pas tant que ça, car cette prolongation au dimanche était une tentative, cette année. L’échec ne remet nullement en cause les autres grands rendez-vous du festival électro : ceux de ce samedi 23 mai, de 22 h à 4 h à l’Étage, esplanade de Gaulle, et de 14 h à 22 h dans le cadre champêtre des Gayeulles.
Cet Open air du samedi prend même de l’ampleur avec trois scènes pour accueillir les Dj’s qui devraient se produire devant environ 5 000 festivaliers. « C’est compliqué de savoir, à l’avance, le nombre exact, constate Rémy Gourlaouen. Tous les festivals électro sont confrontés à ce phénomène du dernier moment. Les gens ne réservent plus, se décident en fonction de la météo… »
« Menacé chaque année »
La particularité du Made festival est son organisation bénévole. « Moi-même, je n’ai jamais gagné un centime, confirme Rémy Gourlaouen. Nous sommes tous des passionnés de musiques électroniques qui proposent une programmation pointue. Le plateau est international avec des artistes qui viennent, pour certains, d’Angleterre et d’Allemagne. »
Le talon d’Achille du festival est son autofinancement à plus de 90 %. « Aujourd’hui, le bon équilibre, c’est plutôt 60 % de recettes billetterie, bar et merchandising et le reste, assumé par des partenaires privés. » En attendant de revoir ses sources de financement, le Made festival reste à flot, malgré les difficultés. « Le festival est menacé, chaque année. Initialement, nous devions faire l’impasse sur 2026. Mais, nous sommes toujours là et c’est un miracle ! Car nous voulions marquer le coup pour les dix ans. » L’électro a toute sa place à Rennes. Et le Made festival entend bien le rappeler, cette fin de semaine.