Malgré une rencontre avec Sibyle Veil, présidente de Radio France, l’Alliance de la Radio affirme ne pas avoir obtenue d’avancée concrète et dénonce un plan de bascule des fréquences opéré « sans consultation préalable ni étude d’impact ».

Au cœur du conflit : plus de 300 fréquences FM seraient réattribuées à France Info et ICI, deux antennes actives sur le marché publicitaire, ce qui leur permettrait mécaniquement de gagner de l’audience. Or, Radio France capte déjà près de 10% du chiffre d’affaires publicitaire radio (66,5 millions d’euros sur un marché de 728 millions) et plus de 40% du CA radio digital (18,82 millions d’euros sur 46 millions), « grâce à des fonds publics qu’aucune radio privée ne peut concurrencer », souligne le communiqué de l’Alliance de la Radio. « Une distorsion de concurrence que l’État ne peut plus ignorer », ajoute-t-il.

Vers un plafonnement des ressources publicitaires de Radio France ?

L’Alliance demande que le plafonnement des ressources publicitaires de Radio France soit étendu à l’ensemble des recettes commerciales, incluant le chiffre d’affaires radio numérique, les messages d’intérêt général et le parrainage. Elle appelle également l’Arcom à engager de véritables consultations zone par zone, antenne par antenne. « Les pouvoirs publics ne peuvent exonérer Radio France des règles qu’ils imposent aux autres », conclut le communiqué, qui interpelle la ministre de la Culture à quelques jours d’un échange prévu avec elle.