Se laver tous les jours, manger à sa faim, dormir, jouer à la console et à des jeux de société, prendre des cours et faire ses devoirs. Mais aussi être écouté, épaulé dans les démarches administratives et soigné : des besoins simples, élémentaires pour se développer à l’adolescence. Le GR1 est un refuge qui propose tout cela à 160 exilés, des garçons qui vivent en squats surtout, mineurs isolés et jeunes majeurs qui viennent d’arriver à Marseille après un parcours migratoire en Méditerranée. 

Depuis janvier, ce centre de repos de jour est installé au-dessus du Vieux-Port (1er), à Rivage, un nouveau lieu associatif porté par Yes we camp dans les anciens bureaux de Bourbon. Et une partie des loyers des 94 bureaux occupés par des artistes et des entrepreneurs permettent de financer le GR1.

Steka (son surnom), 18 ans, y est du mardi au vendredi, dès qu’il n’est pas au lycée où il suit des cours en terminale ou en cours de danse. Il apprend le popping, un dérivé du hip-hop, depuis qu’il a été repéré par une danseuse lors d’une soirée du centre.

« Quand je ne suis pas au GR1, ça me manque, c’est comme ma famille ici. J’ai envie de rester à côté de ceux qui m’ont tout fait découvrir à…