asile – Expulsé par la France alors qu’il était menacé dans son pays, un Hondurien de 37 ans a été tué une semaine après son arrivée

Une demande d’asile refusée, une OQTF, et un Hondurien de 37 ans est renvoyé dans son pays, malgré les menaces qui l’y attendent. Il y trouvera la mort. Ce mercredi à Bordeaux, ils étaient des centaines à lui rendre hommage.

Sur le Parvis des droits de l’Homme, placette située près de l’Hôtel de ville bordelais, une minute de silence a été observée en mémoire de Ruben Torres, en présence notamment de son demi-frère, en larmes. Un portrait du défunt avait été disposé avec quelques bougies allumées.

L’Ofpra et la CNDA responsables

Arrivé en Gironde en 2024 pour échapper aux menaces d’un chef de gang au Honduras, selon ses dires devant les autorités françaises, il avait vu sa demande rejetée par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) et la Cour nationale du droit d’asile (CNDA).

« Les droits humains ne sont pas respectés » pour les demandeurs d’asile, a déclaré à l’AFP Pierrette Moreno, militante associative âgée de 72 ans. « Il faut que les migrants apportent la preuve du danger qui les menace… Mais ils ne peuvent que faire des déclarations orales ! C’est absurde », a-t-elle déploré.

En septembre 2025, Ruben Torres s’était vu signifier une obligation de quitter le territoire (OQTF), comme l’a dévoilé le journal Libération. Selon son avocat Me Pierre-Antoine Cazau, il se sentait « à l’étroit » chez son demi-frère franco-hondurien Émile, où il séjournait. Ne pouvant travailler, il « était entré dans une situation de dépression ».

En février 2026, il a(…)

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