Il y aura donc bien grève, dès ce jeudi 21 mai, dans les trains régionaux Marseille-Nice. À l’issue d’ultimes négociations avec la direction de l’opérateur Transdev, mercredi, le syndicat ferroviaire Sud-Rail a maintenu son appel à la grève, le 3e en moins d’un an d’exploitation de la ligne par l’entreprise privée, pour le compte de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
L’impact sur la circulation des TER devrait toutefois être « limité », estime-t-on au sein du syndicat, qui annonce « 70% de grévistes au minimum » ce jeudi.
Peu d’impact, mais des revendications maintenues
La grève faisait craindre des perturbations alors que le festival de Cannes bat son plein, mais « les journées sont adaptées et les conducteurs font des journées doubles » pour assurer le service, décrit Jordan Mandelli, co-secrétaire régional de Sud-Rail, qui affirme toutefois que les revendications du syndicat « ne changent pas ».
Ces revendications portent sur la rémunération des cheminots travaillant sur la ligne, et sur « l’organisation du temps de travail », régulièrement décriée pour son manque « d’heures de repos entre deux journées de service » et des « modifications de plannings au dernier moment ».
« 100% de l’offre sera réalisée » ce jeudi
Ainsi, selon la direction de Transdev Rail Sud Inter-métropoles, « les discussions avec les organisations syndicales se poursuivent selon le calendrier négocié avec elles ». L’entreprise annonce de son côté que « 100% de l’offre sera réalisée pour la journée du 21 mai », sur cette ligne où 14 allers-retours quotidiens sont effectués entre Marseille et Nice, depuis son entrée en service le 29 juin 2025, dans le cadre de l’ouverture à la concurrence des trains régionaux.
La grève doit cependant se poursuivre jusqu’au samedi 23 mai, et pourrait être renouvelée si aucun accord n’est trouvé, puisque Sud-Rail annonce avoir déposé un préavis d’une durée de deux mois.