Le groupe américain Palantir a essuyé un revers en Allemagne. Le renseignement intérieur fédéral (BfV) a préféré se tourner vers la solution d’IA de l’opérateur français Chapsvision qui équipe déjà le service homologue dans l’Hexagone, la DGSI. L’information, sortie par une plateforme allemande d’investigation, n’a été ni confirmée ni démentie « pour des raisons de sécurité » par le ministère fédéral de l’Intérieur comme par Chapsvision, sollicité par l’Opinion.
Ce choix pourrait amorcer un changement d’approche en Allemagne. La police fédérale est justement à la recherche d’une application idoine et les quatre Länder utilisant déjà Palantir – la sécurité est une compétence régionale – s’intéressent de près à une solution européenne. Le contrat arrive à échéance dans six mois en Bavière et un appel d’offres est en cours en Rhénanie du Nord-Westphalie.