• Des documents d’archive publiés ce jeudi révèlent que la reine Elizabeth II aurait poussé pour la nomination du prince Andrew comme envoyé spécial du Royaume-Uni au Commerce en 2001.
  • L’actuel gouvernement britannique assure « qu’aucun processus formel de vérification » n’avait alors été entrepris.
  • Une enquête est en cours sur une potentielle transmission de documents confidentiels à Jeffrey Epstein, lorsque le frère de Charles III était aux responsabilités.

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Affaire Epstein : l’ex-prince Andrew au coeur d’une enquête au Royaume-Uni

De nouvelles révélations dans l’affaire Andrew (nouvelle fenêtre). D’après onze documents d’archives publiés ce jeudi par le gouvernement britannique, après la révélation de ses liens avec Jeffrey Epstein, la reine Elizabeth II aurait poussé, en 2001, pour que l’ex-prince déchu, mis depuis au ban de la famille royale, soit nommé envoyé spécial du Royaume-Uni au Commerce en 2001.

Dans l’un de ces courriers, datant de février 2000, l’ex-directeur de l’entité chargée de soutenir les entreprises britanniques à l’export, David Wright, résume ses échanges avec le secrétaire privé de la reine Elizabeth II (nouvelle fenêtre). Il y affirme notamment que la souveraine « souhaite » qu’Andrew, alors duc d’York, « succède » au duc de Kent, cousin de la reine, comme envoyé spécial au Commerce. « La reine souhaite vivement que le duc d’York joue un rôle de premier plan pour promouvoir les intérêts nationaux », écrit-il, en précisant plus loin approuver cette idée.

Enquête sur ses liens avec Jeffrey Epstein

Or, le frère du roi Charles III fait aujourd’hui l’objet d’une enquête policière (nouvelle fenêtre) précisément pour… « manquement dans l’exercice d’une fonction publique ». Il est ainsi soupçonné d’avoir transmis des documents économiques confidentiels à Jeffrey Epstein lorsqu’il était aux responsabilités, soit entre 2001 et 2011. Il a même pour cela été arrêté et placé en garde à vue pendant plusieurs heures en février, mais n’a pas été inculpé à ce stade.

Les documents publiés, qui ne concernent que le moment de la nomination d’Andrew, n’apportent en revanche aucun détail sur la manière dont l’ex-prince a ensuite mené son rôle (nouvelle fenêtre), ce qui est au cœur des investigations. L’actuel secrétaire d’État au Commerce, Chris Bryant, souligne par ailleurs qu’à l’époque des faits, « aucune preuve d’un processus formel de vérification n’a été entrepris » concernant Andrew avant sa nomination. Chose, selon lui, « compréhensible » pour un membre de la famille royale.

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Le gouvernement britannique avait accepté en février de publier ces documents relatifs à la nomination d’Andrew Mountbatten-Windsor, après de nouvelles révélations sur ses liens déjà connus avec le criminel sexuel américain, mort en prison en 2019.

Et l’ex-prince déchu n’est pas le seul concerné : en mars, le gouvernement de Londres avait publié des documents liés à la nomination de son ex-ambassadeur à Washington, Peter Mandelson, également sous le coup d’une enquête pour avoir partagé des documents confidentiels avec Jeffrey Epstein lorsqu’il était ministre entre 2008 et 2010.

Aymen Amiri avec AFP