Sur la vidéo, une petite fille de 3 ans, en pleurs. Ses cheveux à moitié pris dans un ventilateur, elle saute à cloche-pied, tandis qu’une voix d’adulte moqueuse lui intime : « T’es punie, dépêche-toi ! ». Visiblement « en détresse », décrivent les enquêteurs, la fillette gémit : « Je vais le dire à ma mère ». Intitulé de la vidéo : « Mort de rire », flanqué d’un smiley rieur.
Du virtuel des réseaux sociaux au réel du tribunal : c’est le passage brutal qu’a franchi ce jeudi 21 mai 2026 Amina L., 22 ans. À l’été 2024, animatrice fraîchement embauchée au centre aéré Léo Lagrange, dans le 8e arrondissement de Marseille, elle avait déclenché un tollé en filmant des enfants de trois à cinq ans dont elle avait la responsabilité dans des circonstances humiliantes, puis postant les vidéos sur Snapchat.
Plus d’une centaine de vidéos
Des images sur lesquelles les petits étaient poussés à proférer des grossièretés, forcés à sauter « pour les fatiguer » alors qu’ils refusaient de dormir. Sur deux vidéos, Amina L. se filmait en train d’embrasser sur la bouche deux petits garçons, leur demandant s’ils étaient amoureux d’elle. Une autre – la seule qu’elle contesterait – figurait un garçonnet nu, en train de …