Jefferson Poirot va disputer son 280e match sous le maillot de l’Union Bordeaux-Bègles face au Leinster en finale de la Coupe des champions, samedi. Arrivé à l’été 2012, le pilier gauche est le joueur le plus capé de l’histoire du club girondin. « Je n’y pense pas tellement assure l’intéressé. J’ai été content de passer le cap des 200, 250 et j’espère dépasser celui des 300 d’ici la fin de mon contrat en juin 2027. Mais je suis concentré sur mon quotidien, celui d’être bon sur le terrain. »
« À l’époque, on le repère avec les Bleuets et aussi parce qu’il commence à jouer en première à Brive, à seulement 19 ans, ce qui est rare pour un pilier, se remémore le président Laurent Marti, président du club. J’avais été marqué par son dynamisme, son explosivité, sa puissance, sa vitesse, il plaquait, il grattait, il était déjà bon en mêlée. J’imaginais qu’il allait devenir un très bon joueur. Je me mets à fond sur lui. Mais après un mois de négociations, son agent me dit que Jeff ne veut pas venir. Je n’ai pas lâché, je l’ai appelé et je lui ai donné rendez-vous dans un petit bar à Figeac (Lot). Je le voulais absolument. »
Pari gagné. Poirot signe à l’UBB et y terminera sa carrière l’an prochain après 15 saisons. « Jeff est la figure emblématique du club sur la durée, félicite encore Marti. Des joueurs ont pesé lourd comme Matthew Clarkin, le capitaine de la montée, ou aujourd’hui Max Lucu et Matthieu Jalibert, et demain Louis Bielle-Biarrey ou Nicolas Depoortere. Mais Jeff a tout connu ici. En plus, c’est un homme de caractère, très intelligent et bien élevé, un compétiteur qui sait ce qu’il veut et où il veut aller. »M. R.