« Mensonges ! » – « Ils ont protégé les intérêts d’un pédocriminel », fustige le père d’une victime, après les conclusions d’une enquête administrative qui établit que la ville a donné son feu vert à la réembauche d’un animateur déjà accusé de violences sexuelles

« Ils sont censés protéger les moutons, et ils laissent l’enclos ouvert ». Pierre, père d’une fillette scolarisée à l’école Bullourde, dans le 11e arrondissement à Paris, est très remonté. Il a appris il y a quelques jours qu’un animateur, contre lequel il a porté plainte en septembre dernier pour des violences sexuelles sur son enfant, avait déjà fait l’objet d’une plainte du même type en mars 2024, dans une autre école. Pire, il a appris que cette affaire, qui a fait deux autres victimes dans l’école de sa fille, était tout à fait connue de l’administration : le service des ressources humaines et la circonscription des affaires scolaires (la Caspe) des 11e et 12e arrondissements avaient été informés des antécédents judiciaires de l’agent quelques mois après sa nouvelle prise de poste, début 2025, d’après des informations concordantes obtenues par 20 Minutes. Ils ne l’ont non seulement pas écarté, mais ont aussi failli à organiser sa surveillance.

L’animateur Amadou C., mis en examen en février 2026, a travaillé auparavant au sein de l’école Belzunce, dans le 10e arrondissement, où il a fait l’objet d’une plainte pour des faits de violences sexuelles sur une fillette de 10 ans en mars 2024, classée sans suite, comme l’ont révélé Mediapart et Le Parisien. Mais son dossier n’a pas été transmis d’une circonscription des affaires scolaires à l’autre, et il a pu être tranquillement réembauché par l’école Bullourde, en septembre 2024, à l’issue de la suspension de six mois qui ava(…)

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