ENTRETIEN EXCLUSIF – Le président du Medef déplore la décision de l’exécutif de rogner les allégements de charges. Il appelle en outre à réformer le financement de la protection sociale, via une TVA sociale, « pour sauver la Sécu ».

LE FIGARO. Les aides supplémentaires annoncées par Sébastien Lecornu en réponse à la hausse des prix du carburant sont-elles de nature à aider les entreprises à passer la crise ?

PATRICK MARTIN. – L’exécutif agit sous contrainte financière absolue et dans un contexte politique infernal. En regard, le calibrage des aides aux entreprises est pertinent. Mais la prime carburant serait à leur charge, s’ajoutant à d’autres mesures dévastatrices.

Le patronat multiplie les courriers au premier ministre, les déclarations communes avec d’autres organisations professionnelles. Est-ce un signe de fébrilité ?

Nous ne sommes pas fébriles, nous sommes inquiets. Inquiets d’abord pour des raisons qui tiennent au monde tel qu’il est : les conséquences croissantes de la crise au Moyen-Orient, l’offensive commerciale et technologique chinoise dans tous les secteurs, y compris dans des domaines où on ne l’anticipait pas, comme les biotechnologies. Leur nouveau plan quinquennal prévoit de porter…

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