Le député UDR de l’Hérault Charles Alloncle à l’Assemblée nationale à Paris, le 23 décembre 2025.

Le député UDR de l’Hérault Charles Alloncle à l’Assemblée nationale à Paris, le 23 décembre 2025. DANIEL PERRON / HANS LUCAS VIA AFP

La paparazzade de « Paris Match » pourrait mal tourner pour Charles Alloncle. Jeudi 21 mai, le député d’extrême droite (UDR), rapporteur de la décriée commission d’enquête sur l’audiovisuel public, est apparu sur des photos volées du magazine en balade à Paris avec son attachée parlementaire Shéhérazade Khandani, sa « compagne », d’après l’article. C’est sur ce point que le député UDR de l’Hérault pourrait avoir quelques pépins avec la justice puisque la loi française interdit l’emploi de collaborateurs de la famille proche.

L’article du magazine « Paris Match » était pourtant plutôt élogieux érigeant Charles Alloncle au rang de « révélation politique de l’année 2026 » pour avoir fait des médias publics sa bête noire ces derniers mois. « Après la publication du rapport, le député s’est accordé une sortie en compagnie de son attachée parlementaire et compagne, Shéhérazade Khandani », écrit le magazine en décrivant la « balade en amoureux » du député dans le XIVᵉ arrondissement parisien.

Quelques heures après la publication de l’article, le titre de l’article initial – « Moment de détente parisienne pour Charles Alloncle et sa compagne » – a été modifié par la rédaction de « Paris Match » : Charles Alloncle s’était désormais baladé dans Paris en compagnie d’« une amie ». Et pour cause : les lois pour la confiance dans la vie politique de 2017, votées dans le sillage de l’affaire Fillon, interdisent notamment l’emploi de collaborateurs de la famille proche (conjoint, concubin, parents et enfants ainsi que ceux du conjoint ou concubin) pour ministres, parlementaires et membres des exécutifs locaux sous peine de trois ans de prison et 45 000 euros d’amende.

Capture d’écran de l’article d’origine publié sur le compte X de l’hebdomadaire « Paris Match » avant le changement de titre.

Capture d’écran de l’article d’origine publié sur le compte X de l’hebdomadaire « Paris Match » avant le changement de titre. COMPTE X DE « PARIS MATCH »

Braun-Pivet saisit le déontologue de l’Assemblée

La promenade parisienne de Charles Alloncle n’a cependant pas échappé à la présidente de l’Assemblée nationale. Yaël Braun-Pivet a saisi le déontologue de l’Assemblée « pour vérification après la parution de cet article », a indiqué à l’Agence France presse (AFP) l’entourage de la présidente de la chambre basse en confirmant une information de « Libération ».

De son côté, Charles Alloncle nie toute relation intime avec sa collaboratrice parlementaire. « La loi est claire il n’y a rien d’illégal, nous sommes ni conjoints, ni concubins, ni mariés, ni pacsés », a déclaré le rapporteur de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public à l’AFP, avant d’ajouter à l’encontre de Yaël Braun-Pivet : « La présidente semble avoir un problème avec moi ».

Le député UDR a également indiqué son intention de porter plainte contre l’hebdomadaire people. « Je suis abasourdi par les méthodes de filature, de planque devant mon immeuble employées contre moi depuis un certain temps […] je vais attaquer “Paris Match”, car ils sont dans l’illégalité la plus totale », a fustigé l’élu d’extrême droite.