Pour Moscou, les choses étaient claires. Si l’Ukraine refusait de céder l’intégralité du Donbass, une large région de l’est du pays que Moscou occupe en grande partie, l’armée russe se chargerait de le conquérir. Fin 2025, dans le cadre de négociations de paix, la menace pouvait paraître crédible, l’armée russe avançant alors lentement, malgré de lourdes pertes.
Mais la donne semble désormais avoir changé. Depuis plusieurs mois, selon les données de l’Institute for the study of war (l’Institut pour l’étude de la guerre, un groupe de réflexion américain), les Russes n’ont plus enregistré de gains territoriaux et auraient même perdu le contrôle de petites zones sur le front. « Ce n’est pas un changement de dynamique, mais plutôt une confirmation que les choses sont statiques. Les opérations russes ne donnent pas de résultat tangible sur le terrain », juge François Heisbourg (1), conseiller spécial au groupe de réflexion français Fondation pour la recherche stratégique….
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