« Si vous aimez la littérature, vous êtes au bon endroit, au Mucem. Dans le cas contraire, vous pouvez aller au stade Vélodrome et assister à une nouvelle défaite de l’OM. » C’est avec humour et un brin de provocation que s’est ouverte, au pied du fort Saint-Jean, le jeudi 21 mai, la soirée Omar Sharif, ma grand-mère et moi, en ouverture du festival Oh les beaux jours !, par une belle nuit étoilée.

On ne pouvait rêver plus beau cadre que la place d’armes du Mucem dominant la mer pour un voyage sur l’autre rive de la Méditerranée : cette soirée invitait en effet cinq écrivains, Marwan Chahine, Amira Ghenim, Maya Ouabadi, Abdellah Taïa et Nassera Tamer, à se confier sur les idoles de leur enfance. Même si celles-ci ne nous sont pas forcément familières, leurs récits intimes nous ont captivés et montrés comment une figure de cinéma ou une chanteuse peut changer une vie.

Abdellah Taïa a communiqué sa passion pour Berlenti, star du cinéma cairote abonnée aux rôles de séductrices maléfiques, adorée par toute sa famille. Son récit irrésistiblement drôle nous a fait vibrer et nous a transportés devant le petit écran avec ses sœurs. Il a aussi expliqué comment la personnalité volcanique de l’…