Suite au projet d’extension de l’incinérateur de la Prairie-de-Mauves de Nantes, le rapport et les conclusions du commissaire enquêteur viennent d’être rendus publics.

Avec 516 contributions déposées, dont 91 % défavorables, la consultation publique sur le projet Valo’Loire rencontre une opposition forte ; opposition qui s’est également exprimée à travers une pétition intitulée « Non au projet de doublement de l’incinérateur de la Prairie-de-Mauves » qui a recueilli plus de 3 000 signatures.

Le rapport met en évidence de nombreux sujets de préoccupation relayés par le public. En particulier, des incertitudes persistantes sur les impacts sanitaires et environnementaux, notamment concernant la qualité de l’air ; des interrogations sur le dimensionnement du projet et son adéquation avec les objectifs de réduction des déchets ; des doutes sur la capacité réelle du dispositif à éliminer certains polluants émergents, notamment les PFAS (polluants éternels) ; enfin, un sentiment global d’insuffisance de concertation et d’information du public.

Des enjeux sanitaires et environnementaux

Dans son rapport, le commissaire recommande de conduire, avec l’ARS (Agence régionale de santé), « une analyse des cas de cancers et de cancers pédiatriques dans les quartiers riverains ; d’implanter une station fixe de mesure de la qualité de l’air à proximité du centre de traitement et de valorisation des déchets ; d’engager des travaux de recherche sur l’impact de la pollution des sols sur les cultures, les végétaux et les œufs, sur un périmètre de 3 km autour du site ; d’aménager un carrefour giratoire entre la rue de l’Étier et le boulevard de la Prairie-de-Mauves, afin de faciliter la sortie des poids lourds vers le périphérique », relaient l’association lucéenne Clémentine et le collectif Stop incinérateur. Ces deux structures restent vigilantes et mobilisées pour porter les préoccupations des habitants.

Contact. asso.clementine@laposte.net, stopincinerateurxxl@gmail.com.