Une attaque de drones ukrainiens a provoqué un incendie dans un autre terminal pétrolier russe dans la nuit de vendredi à samedi, ont déclaré des responsables locaux de la région russe de Krasnodar, dans ce qui semble être la dernière attaque en date contre l’industrie pétrolière vitale de Moscou.

Les autorités de la ville de Novorossiysk ont indiqué que des débris de drone tombés avaient provoqué un incendie dans un terminal pétrolier, blessant deux personnes.

L’agence de presse russe Astra a indiqué que des drones ukrainiens avaient frappé le terminal et le dépôt pétroliers de Sheskharis, point d’arrivée des principaux oléoducs de l’entreprise russe Transneft, contrôlée par l’État, dans la région.

Des images publiées par Astra semblaient montrer de la fumée s’élevant au-dessus du terminal pétrolier, mais elles n’ont pas pu être vérifiées.

L’état-major ukrainien a mentionné samedi que ses forces avaient frappé le terminal pétrolier de Sheskharis pendant la nuit.

«Cette installation assure l’expédition de pétrole et de produits pétroliers destinés à l’exportation et contribue à répondre aux besoins de l’armée russe», a écrit l’état-major sur Telegram, ajoutant que les forces ukrainiennes avaient également frappé un pétrolier en mer Noire appartenant à la «flotte fantôme» russe.

L’Ukraine a renforcé ses capacités de frappe à moyenne et longue portée, en déployant des drones et des missiles de sa propre fabrication pour lutter contre l’invasion russe qui dure depuis quatre ans.

Les attaques contre les installations pétrolières russes, qui jouent un rôle clé dans le financement de l’invasion, sont désormais quasi quotidiennes.

Par ailleurs, le bilan des victimes d’une frappe de drone ukrainien perpétrée dans la nuit de jeudi à vendredi contre un bâtiment de la résidence universitaire de Starobilsk, une ville de la région ukrainienne de Louhansk occupée par la Russie, s’élève désormais à 18 morts, a indiqué le service de presse du ministère russe des Situations d’urgence.

Selon le ministère, 60 personnes ont été blessées lors de cette attaque.

Le président russe Vladimir Poutine a qualifié l’attaque contre la résidence universitaire de «crime» et a ordonné à l’armée de présenter ses propositions de représailles. Il a déclaré qu’il n’y avait aucune installation militaire ou des forces de l’ordre à proximité de l’université.

Lors d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU sur cette frappe, organisée à la demande de la Russie, l’ambassadeur ukrainien Andriy Melnyk a rejeté les accusations de crimes de guerre formulées par son homologue russe, les qualifiant de «pur spectacle de propagande» et affirmant que les opérations du 22 mai «visaient exclusivement la machine de guerre russe».