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La Région Occitanie annonce la reprise de l’ancien site de la fonderie SAM à Decazeville par deux groupes industriels d’ici 2027. Un investissement majeur qui promet la création de 375 emplois d’ici 2032 dans ce bassin de l’Aveyron.

« Faire que le bassin de Decazeville puisse retrouver de la puissance économique et industrielle ». La présidente de la Région Occitanie, Carole Delga, affiche des ambitions renouvelées pour l’ancien site de la fonderie « SAM » de Decazeville (Aveyron). Dans un entretien accordée ce dimanche 24 mai à nos confrères de l’AFP et de La Tribune, cette dernière a annoncé l’installation prochaine de deux groupes industriels d’ici la fin de l’année 2027. 

La société Matière, spécialisée dans la fabrication de pylônes électriques – « nouvelle génération » – et la firme britannique Paragon-ID, qui produit des puces de traçabilité appelées « RFID », vont ainsi prendre possession de l’ancien site de l’ex-équipementier automobile Société aveyronnaise de métallurgie, racheté par la Région. « Après une première phase de recherche de repreneurs liée à l’activité historique de fonderie, l’évolution du marché automobile et la crise structurelle du secteur ont conduit à repenser l’avenir industriel du site autour des industries d’avenir, des technologies industrielles et de la transition énergétique », indique la Région Occitanie dans un communiqué. 

375 emplois d’ici 2032

À l’horizon 2032, l’installation de ces deux entreprises et leur développement devrait permettre de créer 375 emplois dans cet ancien bassin minier, soit une quarantaine d’emplois de plus que la SAM, lorsque la structure avait été placée en redressement judiciaire en 2019. La société Matière, basée dans le département voisin du Lot, sera la première à investir les lieux dès la fin de l’année 2026. Une partie du matériel historique de la fonderie SAM sera directement réutilisée par le groupe lotois pour sa production. Quant à la firme britannique Paragon-ID, elle finalisera la reconfiguration du site fin 2027 en y déployant sa ligne de production de puces électroniques.

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Pour redonner vie à ce fleuron industriel, la Région Occitanie n’a pas lésiné sur les moyens. Après avoir racheté le terrain, les bâtiments et une partie des machines en 2024 pour un montant de 11 millions d’euros, la collectivité prévoit d’injecter 35 millions d’euros supplémentaires pour l’aménagement global du site. En réponse à la politique de réindustrialisation nationale, la présidente de Région n’a pas manqué de piquer le gouvernement actuel : « La ‘méthode Notre-Dame’ d’Emmanuel Macron, on l’a mise en place avant », a-t-elle lancé, faisant référence à l’accélération des projets industriels voulue par l’Élysée. « Avec toutes les contraintes juridiques et malgré la baisse des dotations de l’État, on a agi ».

Si le retour de ces deux fleurons marque un tournant historique, près de la moitié du foncier disponible – soit environ 12 000 m² – cherche encore preneur. « Il est trop tôt pour que je puisse faire des annonces, mais les discussions continuent avec le secteur industriel et aéronautique », a tempéré l’élue socialiste. Carole Delga entame ce mardi 26 mai un déplacement de deux jours en Aveyron. Elle présentera formellement et en détail les contours de ces deux projets industriels aux acteurs locaux mercredi 27 mai prochain.