Soupçonné de viols et d’agressions sexuelles sur une fillette d’à peine 11 ans dans le Var, un ancien prêtre du diocèse de Fréjus-Toulon, hébergé chez des religieuses à Angers depuis sa sortie de prison en 2007, a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire, a-t-on appris auprès du parquet de Toulon.
L’homme conteste les faits qui lui sont reprochés et qui auraient été infligés, entre 2000 et 2003, à une fille née en 1992, précise le procureur de Toulon Raphaël Balland. Après une garde à vue à Angers dans le cadre d’une enquête préliminaire, l’homme avait été déféré jeudi 21 mai au tribunal judiciaire de Toulon en vue de l’ouverture d’une information judiciaire, selon la même source.
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Il a été mis en examen par un juge d’instruction, étant soupçonné d’avoir commis des faits de viols et agressions sexuelles par une personne abusant de sa fonction, entre 2000 et 2003, au préjudice d’une jeune fille née en 1992, alors qu’il était prêtre à La Farlède dans le Var, précise encore le magistrat.
L’ex-prêtre a été placé sous contrôle judiciaire, contrairement aux réquisitions du parquet qui sollicitait son placement en détention provisoire. Les investigations se poursuivent désormais sous l’autorité d’un magistrat instructeur et prendront encore plusieurs mois , a averti le procureur de Toulon.
Condamné à six ans de prison ferme
Originaire de Brest, Jean-Michel Le Gac avait été ordonné prêtre dans le Var en 1985. Assez rapidement, il avait fait l’objet de plusieurs signalements pour des agressions sexuelles sur des mineurs. C’est arrivé. Tout à fait, reconnaît-il au mitan des années 1990, d’après les propos rapportés par nos confrères de Nice-Matin qui ont consacré une enquête sur sa trajectoire.
Malgré les alertes répétées, le père Le Gac est déplacé dans un internat de garçons en Ardèche. Mis en examen en 2004 et écroué, il est finalement condamné à six ans de prison ferme pour des agressions sexuelles sur six mineurs. Un an plus tard, il bénéficie d’une remise de peine avant d’être transféré dans la congrégation des Servantes des pauvres à Angers.
Des décennies de non-dits
Après des décennies de non-dits sur les affaires de violences sexuelles commises par des membres du clergé français, la parole s’est libérée ces dernières années dans des dossiers de ce type.
Un total de près de 1 800 victimes de pédocriminalité dans l’Église ont saisi l’Instance nationale indépendante de reconnaissance et de réparation (Inirr), dispositif créé en 2021 et arrivant à échéance à l’été.