La diplomatie russe a appelé lundi les ressortissants étrangers vivant à Kiev, dont les personnels diplomatiques, à quitter la capitale ukrainienne avant de nouveaux bombardements de l’armée de Moscou.
Cette annonce intervient après des bombardements russes particulièrement massifs ayant visé l’Ukraine ce week-end, notamment Kiev, faisant au moins quatre morts et une centaine de blessés. La Russie a tiré un missile de dernière génération, l’Orechnik, pour la troisième fois depuis le début du conflit.
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De nouvelles « frappes seront menées sur des centres de décision » et des « entreprises du complexe militaro-industriel » à Kiev, a mis en garde le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué, sans donner de délai précis avant ces attaques.
« Nous avertissons les ressortissants étrangers, y compris le personnel des missions diplomatiques et des représentations d’organisations internationales, de la nécessité de quitter la ville dès que possible, et les habitants de la capitale ukrainienne de ne pas s’approcher des infrastructures militaires et administratives », a-t-il ajouté.
Frappe sur un lycée
La diplomatie russe évoque dans son communiqué la frappe de drones ukrainiens ayant visé dans la nuit de jeudi à vendredi le dortoir d’un lycée à Starobilsk, dans la région de Lougansk occupée par Moscou dans l’est de l’Ukraine.
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Selon Moscou, cette frappe a tué 21 personnes et blessé plus de 40 autres. Cette « attaque sanglante » et « délibérée » est « la goutte d’eau qui fait déborder le vase », a justifié le ministère russe.
Civils pas visés, selon Kiev
L’Ukraine a nié avoir pris pour cible des civils et a déclaré avoir bombardé cette nuit-là plusieurs sites militaires russes, dont un « quartier général » d’une unité de drones situé « dans la zone » de Starobilsk.
La Russie avait déjà appelé le personnel diplomatique étranger à quitter Kiev avant le défilé du 9-Mai sur la place Rouge à Moscou, menaçant l’Ukraine de représailles si elle venait à perturber les commémorations de la victoire sur l’Allemagne nazie. Le président américain Donald Trump avait alors annoncé in extremis un cessez-le-feu temporaire entre les deux pays.
afp/iar