Le ton continue de monter entre le Royaume-Uni et la Russie. Après l’interception « dangereuse » d’un avion de reconnaissance de la Royal Air Force par des chasseurs russes, le ministre britannique de la Défense accuse la Russie d’avoir brouillé son avion lors d’un déplacement la semaine dernière.

Se renforce la crainte d’une escalade des tensions diplomatiques entre le Royaume-Uni et la Russie avec deux incidents aériens critiques très proches. Jeudi dernier, tandis qu’il rentrait d’une rencontre en Estonie avec les troupes britanniques déployées sur place, l’avion du ministre de la Défense John Healey a vu ses communications satellites brouillées. Ce lundi, le ministre a dénoncé une « ingérence imprudente ».

L’avion, un Falcon 900LX de la Royal Air Force dédié au transport de passagers du gouvernement britannique et de personnalités, a été coupé de sa liaison satellite pendant près de trois heures. Le ministre et les autres passagers, dont un journaliste, n’ont pas pu accéder à internet et l’équipage a dû se localiser autrement qu’à l’aide de son ADS-B, coupé des signaux satellites GNSS.

Interception dangereuse en Mer Noire

C’est la deuxième fois qu’un aéronef de la Royal Air Force est au cœur d’un incident diplomatique avec la Russie. Le brouillage dont la Défense accuse la Russie d’être à l’origine survient quelques jours après que le Royaume-Uni n’accuse la Russie de comportement « dangereux et inacceptable » qui risquait de créer un « risque sérieux d’accident et d’escalade ».

Le mois dernier, tandis qu’il réalisait un vol de routine dans le cadre de la mission de surveillance du flanc est pour le compte de l’Otan, un avion de reconnaissance Boeing RC-135W Rivet Joint de la Royal Air Force a été « dangereusement intercepté » par deux chasseurs russes Su-35 et Su-27 au-dessus de la Mer Noire, alors qu’il exécutait une opération de surveillance du flanc est de l’Otan.