Place à SAXON !

Comme Sortilège, il ne reste plus que le chanteur, Biff Byford , de la formation originelle, depuis 1977. Il est accompagné par Nigel Glockler : batterie (1981–1987, 1988–1999, depuis 2005),  Nibbs Carter : basse (depuis 1988), Doug Scarratt : guitare (depuis 1996) et enfin le petit dernier, Brian Tatler : guitare (depuis 2023). Les deux plus anciens, BIFF BYFORD et Nigel Glockler ont eu quelques problèmes sérieux de santé, mais bien soignés, car dès le 1er titre  Hell, Fire and Damnation (1er titre récent issu de Hell, Fire And Damnation,) force est de constater qu’ils ont bien récupéré et que cela est loin derrière, Biff est en voix, et Nigel cogne comme jamais ! Le son est cette fois ci parfait, et surtout, par rapport aux concerts précédents au Bikini, l’amplitude de la scène a permis d’accueillir un immense aigle lumineux qui surplombe la scène, un décor médiéval entoure la batterie de chaque côté, et en fond de scène, un écran diffuse des images en rapport avec les titres, en l’occurrence les flammes de l’enfer pour ce 1er titre ! 
Le premier tiers du concert concentre les classiques à la manière d’un best of, avec au milieu une autre nouveauté issu de de Hell, Fire And Damnation, Madame Guillotine qui remplace Solid Ball of rock joué à Nantes la veille.  La 2ème partie, comme promis, nous offre l’intégralité de l’album culte « Wheels Of Steel », dans l’ordre ! Biff l’annonce non sans humour : « Juin 1980. Les portables, non. Facebook, non. Tik Tok, non. Les CD, non. Les vinyles, les cassettes, les magazines, les radios, oui ! » Le groupe déploie une énorme énergie, et Biff, 75 ans au compteur, semble galvanisé, comme le public totalement à l’unisson.
Lors de la troisième partie, le rappel, à l’intro de Strong Arm of the Law, des fans envoient leurs vestes lourdement patchées sur scène. Biff les ramasse, puis en endosse une, imité par ses compères. Celle que Biff enfile appartient  à une figure metal locale, qui n’est autre que Pascal La Huche, bassiste du regretté groupe  BONESHAKER, et actuellement responsable de LH-production-64., qui a gagné le concours de la  battle jacket organisé par GDP. Les vestes seront rendues à leurs propriétaires, qui pourront fièrement les arborer.
L’apothéose vient avec l’hymne emblématique, Princess of the Night, avec un public qui chante à l’unisson,  l’immense aigle metallique vient une dernière fois descendre et s’approcher de la scène, au milieu des fumigènes. Un final époustouflant !  
Les discussions à la sortie sont unanimes quant à la qualité hors normes de ce show, qui a pris au Zénith une tout autre amplitude, une belle récompense dans une carrière que l’on souhaite se prolonger encore et encore !