Dans la nuit du 8 au 9 avril 2026, les forces de l’ordre avaient interpellé les deux hommes à Saint-Valéry-en-Caux (Seine-Maritime), venus du Royaume-Uni sur un voilier de 8 mètres. Ils étaient soupçonnés de vouloir faire le retour avec une dizaine de migrants syriens ou pakistanais.
Deux Britanniques ont été condamnés mercredi par le tribunal de Rouen à des peines de prison pour avoir fait monter sur leur voilier cinq migrants dans un port normand dans le but de les faire passer au Royaume-Uni. Un Écossais de 46 ans, propriétaire du voilier acheté en janvier, a été condamné à 30 mois ferme avec maintien en détention. Son complice anglais de 38 ans, ancien militaire, a été remis en liberté avec une peine de 15 mois de prison avec sursis.
Ils étaient jugés pour aide à l’entrée, à la circulation ou au séjour irrégulier d’un étranger, dans des conditions l’exposant à un risque immédiat de mort ou d’infirmité permanente. Dans la nuit du 8 au 9 avril 2026, les forces de l’ordre avaient interpellé les deux hommes à Saint-Valéry-en-Caux (Seine-Maritime), venus du Royaume-Uni sur un voilier de 8 mètres. Ils étaient soupçonnés de vouloir faire le retour avec une dizaine de migrants syriens ou pakistanais.
La police aux frontières avait trouvé à bord du voilier cinq migrants dont une fillette de trois ans, le propriétaire du voilier, et son comparse à proximité sur le quai. Les gendarmes avaient, par ailleurs, intercepté à terre six autres migrants également soupçonnés de devoir faire partie du voyage. Ceux-ci ont déclaré avoir payé plus de 1000 euros par personne pour la traversée et venir du campement de migrants de Calais surnommé la «Jungle».
«Rendre service à un ami»
Les avocates des deux hommes avaient demandé la relaxe au motif que le voilier n’avait pas pris la mer ni même quitté le quai. Le propriétaire du bateau a expliqué n’avoir «pas eu l’intention de faire ça pour de l’argent» mais pour «rendre service à un ami». Ses arguments n’ont pas convaincu le procureur de la République, selon qui ces deux personnes sont «des passeurs» ayant «fait le voyage pour ça».
«On traite ces personnes (les migrants, ndlr) comme des choses, des marchandises avec un prix», avait-il conclu, demandant le maintien en détention pour les deux prévenus. Les deux hommes, déjà interdits de séjour aux Pays-Bas, ont également été condamnés à des interdictions définitives de territoire français.