« Ces trois mois ont été une nouvelle épreuve » lance Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy se lève pour prendre la parole une dernière fois : « Cette affaire de prétendu financement libyen de ma campagne a commencé dans le mensonge et le complot, elle doit finir dans la vérité et la transparence ».

Il poursuit : « Depuis 14 ans, j’ai répondu inlassablement, à en devenir fou, à toutes les questions, toutes les investigations, toutes les enquêtes.

J’ai été naïf.

Chaque fois que je fermais un dossier en répondant, je me disais : ça y est, enfin ! Non… »

Il ajoute : « Je me suis battu, M. le président, j’ai mis l’énergie que la cour peut imaginer ». 

Nicolas Sarkozy continue de dérouler : « J’ai assumé, j’ai argumenté, ma vie a été scrutée, mais ce n’est pas suffisant ! On m’a dit que je me prenais pour quelqu’un au-dessus des lois. Mon Dieu, si vous saviez, j’aimerais être traité comme n’importe qui, pas pour ce que je représente. Ce n’est pas un procès historique, ce n’est pas un roman, c’est ma vie ».

Il ajoute : « Quand je me suis retrouvé à la Santé, ce n’est pas le président qui a dû expliquer à sa fille en larmes, à ses enfants. Ces trois mois ont été une nouvelle épreuve, ça a été difficile : écouter sans rien dire, subir sans répondre. Entendre des choses folles, ce n’est tellement pas ce que je suis ». 

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