Dans
Top Chef sur M6
, on reconnaît immédiatement
Paul Pairet à sa casquette vissée sur la tête.
Saison après saison, le chef ne la quitte jamais, que ce soit
derrière le piano, en dégustation ou en interview, au point que les
téléspectateurs se demandent ce qu’il cache vraiment sous ce
couvre-chef.

Car derrière cette silhouette à casquette se trouve l’un des
cuisiniers français les plus respectés du moment, à la tête
d’Ultraviolet à Shanghai, classé 35e au
World’s 50 Best Restaurants. Juré de Top Chef
depuis 2020, il revendique une carrière construite sur « la
ténacité » et assume aujourd’hui avec humour que ses casquettes
soient devenues une signature très commentée.

Dans Top Chef, la casquette de Paul Pairet a volé la
vedette


Face au col tricolore de Philippe Etchebest
ou aux vestes
sombres d’autres jurés, la casquette de Paul
Pairet
s’est imposée comme un repère visuel immédiat pour
le public. Elle accompagne chacune de ses critiques, chaque regard
plissé au-dessus des assiettes des candidats.

Ce n’est pourtant pas un accessoire imaginé pour la télévision.
« Ça fait trente ans que je porte une casquette en cuisine (…)
Je ne la quitte plus depuis que j’ai moins de cheveux », a
confié le chef à Closer. Autrement dit, bien avant
de devenir figure de prime time, la casquette faisait déjà partie
de son uniforme de travail.

Paul Pairet assume sa calvitie et plaisante : « Elles sont plus
connues que moi »

Si tout a commencé par un complexe, Paul Pairet
en parle aujourd’hui avec une franchise désarmante. « C’était pour
cacher ma calvitie naissante à la base », a expliqué le chef au
Journal du Dimanche. Avec le temps, le couvre-chef
s’est mué en atout style autant qu’en bouclier médiatique.

Loin d’en faire un sujet tabou, il en rit volontiers :
« J’adore les casquettes, j’en ai une collection de dingue.
Elles sont plus connues que moi », plaisante-t-il. Il assume
aussi un vrai choix esthétique, décrivant sa casquette comme
« coupée comme celle de l’armée chinoise, époque Mao » et
estimant que la toque traditionnelle « n’est pas très pratique »,
a-t-il détaillé au Parisien. Un look pensé pour
être à la fois confortable, identifiable et fidèle à son
tempérament.

Sous la casquette de Paul Pairet, un
chef « un peu hors cadre »

Cette obsession pour la casquette raconte aussi son côté
indépendant. À Shanghai, son restaurant expérimental
Ultraviolet lui a valu une reconnaissance
internationale et une 35e place au classement des meilleurs
restaurants du monde. Une réussite qu’il attribue d’abord au
travail : « D’ailleurs, le talent, ce n’est que du travail et de
la persévérance. Il faut croire en ce que l’on fait, surtout quand
on est un peu hors cadre ».

Être « hors cadre », pour Paul Pairet, c’est
autant proposer des expériences culinaires radicales qu’arriver sur
le plateau de Top Chef avec sa casquette Mao plutôt qu’une
toque immaculée. Un signe que, même quand son couvre-chef fait
parler plus fort que son nom, le chef préfère rester exactement
celui qu’il est en cuisine, devant les caméras comme loin
d’elles.