DÉCRYPTAGE – Le leader suprême nord-coréen accentue la répression contre les contenus culturels venus de Séoul pour maintenir son emprise sur la jeunesse.

À Pyongyang, un lecteur de DVD brûlant peut vous mener en prison, voire au peloton d’exécution. Quand les services de sécurité font une descente dans un appartement suspect de la capitale de Corée du Nord, ils se précipitent dans le salon pour poser la main sur l’appareil. S’il est encore chaud, l’objet fait figure de flagrant délit, racontent à Séoul les rares transfuges ayant fui l’emprise totalitaire du régime de Kim Jong-un.

Ses habitants étaient probablement en train de visionner des films, séries ou vidéos « interdits » venus du monde extérieur « capitaliste », en déduisent les services de sécurité renseignés par les mouchards de l’inminban, ces unités de quartier que quadrillent les autorités. Un délit passible de séance de « rééducation », de prison, voire d’exécution capitale alors que le leader suprême nord-coréen accentue la répression contre les comportements « réactionnaires » d’une jeunesse avide de nouveautés. Avec pour cible prioritaire les « dramas »

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Le Figaro

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