« Avant, les gens en avaient marre que la posidonie leur colle aux pieds et dégage une forte odeur. Aujourd’hui, ils ont compris qu’elle est notre meilleure alliée pour contrer l’érosion. » En visite à La Pointe-Rouge mercredi, l’adjoint à la préservation de la biodiversité, Hervé Menchon, apprécie le clin d’œil de l’histoire.

Après une ère de « non-sens écologique » où les camions jetaient cette herbe à la décharge, son « plan posidonie » connaît un véritable succès : la Ville s’apprête à dépenser 300 000 euros pour le généraliser à toutes les plages.

Quand le politique écoute la science

Conçue en 2020 par le scientifique Patrick Astruch, biologiste marin à Aix-Marseille Université, la technique d’enfouissement de la posidonie sous le sable fin des plages consiste à créer « un millefeuille » : « Une couche de sable, une couche de posidonie, superposées sous la plage. Un mètre cube de posidonie peut retenir 300 kilos de sable. Ainsi, elle protège les habitations du littoral autant que les poissons, nourris par les nutriments de cette herbe, et constitue de vrais puits de carbone », insiste Hervé Menchon.

Ce n’était pourtant pas gagné, selon Salah, qui travaille à nettoyer la plage de La Pointe…