Sur la table, les images de victimes violentées et malnutries se mêlent aux dessins colorés des enfants du centre aéré. Au centre social Estaque Bassin de Séon (16e), une vingtaine de minots participait à des ateliers pour mieux comprendre leur droit ce mercredi 27 mai. Imaginé par l’association marseillaise Parole d’enfant, qui lutte contre la maltraitance infantile, l’après-midi « Bouge pour tes droits » s’organisait autour d’activités ludiques, de discussions et de mises en situation sur le droit à l’éducation, à la culture ou encore à une identité.

Dans la salle, Yaëlle, 9 ans, serre fièrement un faux passeport fraîchement tamponné. « J’ai appris qu’on devait tous avoir des papiers d’identité. C’est un droit », raconte-t-elle avec sérieux. Quelques mètres plus loin, Lola, 8 ans, dessine des silhouettes sur une fresque accrochée au mur. « On a le droit d’être nourris, logés, protégés, d’avoir une famille et beaucoup d’amour », résume la petite.

Reconnaître la violence dès le plus jeune âge

Pour les éducateurs, le défi est de taille : mettre des mots simples sur des réalités parfois violentes. « Ici, ils jouent et apprennent en même temps. Au-delà de ce qu’ils ont le droit de faire, on…