Les épreuves écrites du baccalauréat professionnel se sont déroulées comme prévu ce jeudi 28 mai, avec les examens de français et d’histoire-géographie. Elles se poursuivront vendredi 29 mai avec les épreuves d’arts appliqués et d’économie-droit-gestion. Particularité du bac professionnel : certaines épreuves ont lieu l’après-midi, contrairement aux filières générales et technologiques.

Dans un contexte de fortes chaleurs, les candidats ont dû composer avec des températures particulièrement élevées. Au lycée Pierre-Mendès-France, à Rennes, plusieurs élèves se sont interrogés sur un éventuel report des épreuves.

Certains auraient préféré un décalage du calendrier. « J’aurais aimé que le bac soit repoussé à la semaine prochaine, le temps que la canicule passe. J’ai lu qu’on perdait jusqu’à 30 % de sa concentration quand il fait trop chaud. Je pensais ne pas réussir à me concentrer, mais finalement, dans la salle, ça allait », confie une candidate.

D’autres reconnaissent qu’un report aurait pu être envisagé, tout en soulignant la nécessité de s’adapter. « C’est fatigant de subir une semaine de chaleur comme celle-ci, mais il faut savoir s’organiser : ventilateur dans la chambre, hydratation régulière, fenêtres ouvertes le soir et volets fermés en journée », explique un élève.

Enfin, certains rappellent qu’un report aurait aussi eu des conséquences sur l’organisation de la fin d’année scolaire. « Décaler les épreuves d’une ou deux semaines aurait pu être une solution, mais en bac pro, nous avons encore deux semaines de cours et des préparations pour les études supérieures. Nous devons aussi finaliser notre projet de fin d’année, donc ce n’était pas forcément envisageable », estime un autre candidat.

Lors de la canicule de 2019, les épreuves du brevet des collèges avaient été repoussées de quelques jours afin de protéger les élèves des fortes températures. Cette année, malgré un épisode de chaleur intense attendu jusqu’au week-end, les examens du baccalauréat professionnel ont été maintenus. Une décision sur laquelle est revenue Hélène Insel, rectrice de l’Académie de Rennes.

Selon elle, les établissements disposent désormais de davantage d’expérience pour faire face à ce type de situation. Des précautions particulières ont été prises pour accueillir les candidats dans les meilleures conditions possibles, notamment en sélectionnant des salles plus adaptées à la chaleur et en garantissant un accès régulier à l’eau.

La rectrice estime également qu’il devient indispensable de s’adapter à ces épisodes climatiques amenés à se répéter. Elle rappelle que, dans de nombreux pays confrontés à des températures élevées tout au long de l’année, les examens continuent d’être organisés normalement. Pour elle, les habitudes de travail et l’organisation des établissements doivent évoluer en tenant compte de cette nouvelle réalité.

Enfin, elle indique qu’un travail de fond est mené avec les collectivités territoriales afin d’améliorer les infrastructures scolaires, notamment en matière d’isolation et de confort thermique, pour rendre les bâtiments plus adaptés aux fortes chaleurs comme aux autres conditions météorologiques extrêmes.