Les participants de cette 26e édition Belle fête de Mai doivent d’abord s’attendre à une déferlante. Celle formée par des centaines de festivaliers appelés à s’habiller de bleu, pour sillonner entre les Archives municipales et la place Caffo (3e), dans un hommage aux cigaretières marseillaises. Ce « devoir de mémoire » pour les pionnières des luttes féministes (en 1887, ces employées de la manufacture de tabac de la rue Clovis-Hugues vont manifester jusqu’à la préfecture, pour leurs conditions de travail) sera aussi un passage de relais entre le festival les Plus belles de mai et le début des festivités qui vont s’étendre du vendredi soir au dimanche 31 mai, à la Belle-de-Mai donc.
« On est là et on existe ! »
« La revendication joyeuse et le petit bordel organisé font partie de l’ADN de cette fête, dit Serge Pizzo, président du CIQ du quartier et à l’origine de la Belle fête de mai. Sa particularité est de ne pas être structurée par une association et de tenir simplement sur la volonté des habitants, pour montrer que ce qui se dit sur le quartier et ceux qui y vivent est parfois éloigné de la réalité. Cette fête c’est aussi un moyen de dire aux pouvoirs publics qui ont délaissé ce…