Un grêlon de plus de 20 centimètres de diamètre ? C’est inimaginable ! Et c’est pourtant la taille du bloc de glace qui est tombé dans un jardin du Dakota du Sud (États-Unis) en 2010. Il ne pesait pas moins de 880 grammes. Plus qu’une boule de pétanque !

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Des grêlons géants de la taille d’un pamplemousse se sont écrasés au Texas
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Selon l’Organisation météorologique mondiale toutefois, les grêlons les plus lourds jamais enregistrés pesaient jusqu’à 1,02 kilo. Ils sont tombés dans la région de Gopalganj, au Bangladesh, en 1986. Ils auraient causé la mort de 92 personnes.
En 1888, déjà, une tempête de grêle mémorable avait fait au moins 246 victimes en Inde. Le plus lourd bilan humain enregistré jusqu’ici pour ce type de phénomène météorologique extrême. Et une équipe de l’université de Pékin (Chine) prévient : avec le réchauffement climatique, le risque de formation de grêlons gros comme des pamplemousses explose.
Des grêlons de plus en plus gros
Comme pour le confirmer, pas plus tard qu’en mars dernier, un météorologue de l’Illinois (États-Unis) a découvert un grêlon de presque 17 centimètres de diamètre. De quoi non seulement battre, mais littéralement pulvériser le record de l’État fixé à quelque 12 centimètres.

Ce grêlon « de la taille d’un ananas » n’est pas une légende : les scientifiques l’ont authentifié !
C’est un nouveau record qui a été homologué au Texas : le plus gros grêlon jamais retrouvé dans cet État américain, déjà connu pour ses conditions météo ultra-violentes…. Lire la suite
Dans la revue Nature, les chercheurs détaillent aujourd’hui comment ils sont arrivés à la conclusion que la fréquence des grêlons de 30 millimètres de diamètre ou plus augmentera de près de 52 % d’ici 2100 dans le pire des scénarios de réchauffement. Même dans un modèle plus optimiste, la probabilité de tempêtes produisant de la grêle géante augmentera de 38 %.
Plus de chaleur, plus d’humidité
Rappelons que la grêle se forme lorsque les vents sont suffisamment violents pour soulever l’humidité assez haut dans l’atmosphère et la faire geler. Là, les particules de glace grossissent, s’agglomèrent et finissent par devenir tellement lourdes que le vent ne peut plus les porter.
Avec le réchauffement climatique, l’air devient plus humide. Il y a donc potentiellement plus de vapeur d’eau dans l’atmosphère pour former des grêlons. Mais les températures plus douces peuvent aussi les faire fondre plus volontiers avant qu’ils atteignent vraiment le sol.
Simuler les orages de grêle
Pour déterminer lequel des phénomènes serait le plus susceptible de prendre le dessus, les chercheurs chinois ont développé une simulation informatique de la croissance de la grêle à l’intérieur des nuages, en fonction de variables telles que la température, le vent et l’humidité. Testé avec succès sur les conditions de 14 000 véritables orages de grêle survenus entre 2014 et 2021, le modèle a ensuite été lancé sur les années à venir.
Le résultat est sans ambiguïté. Les tempêtes les moins fortes qui produisent des grêlons plus petits pourraient effectivement voir la quantité de grêle atteignant le sol diminuer de 4 à 12 %. En revanche, les tempêtes les plus violentes produiront de plus gros grêlons qui résisteront mieux à la chute.
Plus ou moins touché, selon les régions
Les chercheurs estiment par ailleurs que le risque pourrait diminuer dans les régions tropicales et équatoriales. À l’inverse, il devrait augmenter aux hautes latitudes de l’Europe et des États-Unis où les températures grimpent plus rapidement que la moyenne.

La grêle est-elle plus fréquente qu’avant en France ?
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Quelques signaux semblent d’ailleurs déjà apparaître en Europe. Souvenez-vous, en mai 2025, un violent orage de grêle avait frappé Paris. Des scientifiques s’étaient alors penchés sur les données et ils avaient conclu que les violents orages de grêle sont aujourd’hui 30 % plus fréquents en France qu’avant l’ère industrielle. Qu’avant que nous commencions à émettre en masse des gaz à effet de serre.
Véhicules endommagés, récoltes détruites, infrastructures endommagées. Aux États-Unis, les orages de grêle causent déjà environ 10 milliards de dollars de dégâts chaque année. Et selon les chercheurs chinois, l’ampleur de ces dégâts pourrait augmenter de 36 à 42 % selon les scénarios de réchauffement. Car la grêle ne disparaît pas avec la montée des températures : elle change de nature, devient plus rare parfois, mais bien plus destructrice.