Ce sont deux légendes vivantes de l’USM qui ont dit au revoir à Sapiac ce samedi. Maxime Mathy, Jérôme Bosviel : Montauban vous remercie.
Suivre Montauban, ce n’est pas être assuré de vivre des moments de joie intense. D’ailleurs, si les récents mois ont amené une gaieté inespérée au sein de la cité d’Ingres, l’USM a très souvent connu la dureté de la Pro D2, dans la rudesse des vendredis soir que tout un peuple va devoir recommencer à apprécier. À Sapiac, il y a eu des péripéties, des luttes pour le maintien, des qualifications en phases finales. Il y a aussi eu de nombreux managers, beaucoup d’entraîneurs et d’innombrables joueurs.
Et durant tout ce temps-là, il y a eu Maxime Mathy et Jérôme Bosviel. Pour certains, ils ne sont que des joueurs parmi d’autres dans un effectif montalbanais incapable de rivaliser au plus haut niveau français. Mais pour énormément de passionnés, Mathy et Bosviel sont des tauliers, des piliers de toujours dans la construction d’un club, d’une identité, malgré toutes les engueulades et les coups durs.
Des joueurs vraiment doués
Combien de fois a-t-on entendu les adversaires de l’USM s’incliner devant l’impressionnante botte de l’ouvreur, véritable légende d’une Pro D2 dont il est le meilleur réalisateur de l’histoire ? Combien de fois le centre a-t-il harangué ses troupes dans un rôle de capitaine officieux qui traverse les âges et qui force le respect ? Rappelons-nous aussi quels joueurs ils étaient. Doués, intelligents, techniques : on serait prêt à vous jurer qu’ils avaient largement dans les pattes le niveau du Top 14 durant leur carrière. Et ça, pendant de nombreuses années. L’lite, les deux potes l’auront finalement connue sur la fin. Mais avec leur club de cœur, cette USM qui leur est si chère. Et pour ça, nous ne pouvons que les remercier. Chapeau bas.